RDC : LE VAGABONDAGE, L’OPPORTUNISME OU LA SUBVERSION DE JOSÉ MAKILA POUR LES SEULS DIVIDENDES

Alors que la République Démocratique du Congo traverse une zone de turbulences cruciale, la partie occidentale du pays fait face à des manœuvres de déstabilisation de plus en plus visibles. Au cœur de ce jeu de miroirs et d’ombres politiques surgit une figure bien connue des officines de Kinshasa : José Makila Sumanda. Ancien ministre, transfuge professionnel et aujourd’hui cadre zélé de la plateforme « Sauvons la RDC » parrainée par Joseph Kabila depuis son conclave de Nairobi, l’homme s’illustre par un positionnement radical. Derrière la rhétorique de la résistance constitutionnelle se cache pourtant la trajectoire classique d’une errance politique guidée par des ambitions purement mercantiles.

Un caméléon politique au parcours sinueux

Pour comprendre le positionnement actuel de José Makila, il faut retracer l’histoire d’un homme qui a fait du reniement un art de gouverner. Longtemps figure de proue du Mouvement de Libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, Makila a ensuite vogué vers d’autres horizons au gré des vents du pouvoir.
Hier pourfendeur du régime de Joseph Kabila qu’il accusait jadis d’avoir « institutionnalisé le vol et l’impunité » , il est devenu par la suite son Vice-Premier ministre des Transports, avant de rejoindre aujourd’hui ses rangs les plus radicaux. Ce vagabondage idéologique sans embarras démontre une constante : l’absence totale de boussole doctrinale. En politique, le cynisme a un nom, et la versatilité de Makila en est l’illustration parfaite.

Les manœuvres occidentales : l’art de la déstabilisation par procuration

Ne pouvant plus capitaliser sur l’Est du pays, déjà meurtri par des conflits géopolitiques complexes, les laboratoires subversifs tentent désormais d’allumer des brasiers dans la partie occidentale de la RDC. Très actif dans les médias et sur les réseaux sociaux, José Makila s’attèle à distiller un narratif de crise globale, s’attaquant de front à la légitimité des institutions.
En s’alignant sur les positions du mouvement « Sauvons la RDC » – une structure opportunément créée en exil à Nairobi après les condamnations judiciaires qui pèsent sur l’ancien président Kabila –, Makila cherche à fragiliser le tissu social et politique de l’Ouest. Le but ? Créer un climat d’insécurité institutionnelle propice à un chaos contrôlé, où seuls les maîtres du chantage politique tirent leur épingle du jeu.

Des motivations mesquines et mercantiles

Qu’est-ce qui fait courir José Makila dans les bras d’un système qu’il a autrefois combattu ? La réponse ne réside ni dans l’amour de la patrie, ni dans la défense de la Constitution qu’il brandit comme un bouclier de complaisance. Il s’agit d’une quête effrénée de survie politique et financière.
Privé des privilèges de l’appareil d’État et des budgets ministériels, ce collaborateur de fortune s’est mué en mercenaire de la parole publique. Sa défense vigoureuse de Joseph Kabila face aux sanctions du Trésor américain n’est rien d’autre qu’un appel du pied financier à son mentor de Kingakati. Le patriotisme de façade sert ici de marchandise pour négocier un retour en grâce ou un financement occulte de ses activités politiques.

L’Histoire comme juge de l’imposture

La mémoire collective congolaise n’est pas amnésique. Le peuple observe avec lucidité ces acteurs politiques qui transforment la détresse de la nation en fonds de commerce. En choisissant la carte de la subversion et du blocage systématique notamment en torpillant la neutralité des médiations nationales et des dialogues républicains , José Makila joue un jeu dangereux.
Le Congo n’a plus besoin de politiciens d’affaires dont les convictions s’achètent et se vendent au plus offrant. En s’enfonçant dans cette errance mercantile, José Makila s’assure une place de choix, non pas dans les pages glorieuses de l’histoire de la RDC, mais dans le catalogue des ambitions déchues qui ont sacrifié l’intérêt supérieur de la nation sur l’autel de leurs portefeuilles.

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