RDC : Le mirage du cobalt sous Kabila face à la résilience économique sous Tshisekedi
Pendant que les cours mondiaux du cobalt atteignaient des sommets historiques, les richesses de la RDC s’évaporaient dans des circuits opaques, laissant le Grand Katanga et le peuple congolais dans l’abandon. Une analyse comparative rigoureuse des données prouve qu’en dépit des crises planétaires majeures, le leadership de Félix Tshisekedi impose une trajectoire de croissance là où le régime passé excellait dans la prédation organisée.
L’histoire économique d’une nation ment rarement lorsque l’on confronte les chiffres aux réalités de terrain. En République Démocratique du Congo, le débat public est souvent pollué par la mauvaise foi politique d’une opposition amnésique. Pour éclairer l’opinion publique et guider la jeunesse, il est temps de tracer une ligne de démarcation nette entre deux visions : d’un côté, le pillage structuré d’un régime qui a gaspillé un boom minier sans précédent ; de l’autre, un effort méthodique de redressement national fondé sur la maxime présidentielle : « Le Peuple d’abord ».
Le hold-up du cobalt (2011-2018) : L’abandon criminel du Grand Katanga
Entre 2011 et 2018, le régime de Joseph Kabila a bénéficié d’une conjoncture internationale exceptionnelle. Portée par l’explosion de l’industrie des véhicules électriques et des batteries, la tonne de cobalt a franchi la barre historique des 90 000 dollars en 2018. Le Grand Katanga, poumon minier du monde, produisait à lui seul plus de 60 % du cobalt planétaire.
Où est parti cet argent ? Certainement pas dans les priorités des Congolais, et encore moins dans celles des Katangais. Durant cette période, les infrastructures de base de la province se sont effondrées : les routes nationales comme la RN1 (axe Lubumbashi-Likasi-Kolwezi) sont devenues des calvaires pour les transporteurs, l’accès à l’électricité est resté un luxe pour les populations locales alors que l’énergie était siphonnée par les grandes firmes minières, et les hôpitaux de référence ont été transformés en mouroirs.
Ce paradoxe s’explique par une dissipation structurelle des recettes de l’État. Au lieu d’alimenter le Trésor public, les superprofits miniers ont été captés par des contrats léonins, des réseaux de rétrocommissions et des mécanismes d’évasion fiscale généralisés au profit d’un cercle oligarchique restreint. Comme le rappelait une enquête financière internationale sur l’ère Kabila : « Les richesses minières de la RDC ont servi de banque privée pour le clan au pouvoir, tandis que le budget de l’État stagnait sous la barre des 5 milliards de dollars. » Le peuple a hérité de la pollution et des creuseurs clandestins enterrés vivants, tandis que l’élite d’alors accumulait des fortunes insolentes dans des paradis fiscaux.
2011-2018 vs 2019-2026 : Ce que révèlent l’évolution du PIB et de la croissance
Pour mesurer l’efficacité d’une gouvernance, l’évolution du Produit Intérieur Brut (PIB) et du PIB par habitant (pro-capite) reste le juge de paix. La comparaison entre la fin du règne de Kabila et l’action de Félix Tshisekedi est sans appel.
Le mandat des chocs exogènes surmontés sous Félix Tshisekedi
Contrairement à son prédécesseur qui évoluait dans un environnement mondial porteur, le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a dû naviguer à travers une tempête parfaite de facteurs exogènes destructeurs :
• La pandémie de COVID-19 qui a paralysé l’économie mondiale en 2020 et contracté les secteurs non miniers.
• La baisse brutale des cours mondiaux de certaines matières premières au plus fort de la crise sanitaire.
• La guerre d’agression à l’Est imposée par le Rwanda via ses marionnettes du M23/AFC, exigeant une saignée financière colossale pour financer l’effort de guerre.
Malgré ces crises systémiques, la RDC a fait preuve d’une résilience macroéconomique saluée par le Fonds Monétaire International (FMI). Le pays a maintenu un taux de croissance économique moyen bien au-dessus des 4 %, atteignant même un pic spectaculaire de 8,9 % en 2022. Pendant ce temps, le PIB global est passé d’environ 42 milliards de dollars à près de 50 milliards de dollars, entraînant une hausse progressive et réelle du PIB par habitant (pro-capite), là où le régime Kabila l’avait laissé stagner dans une pauvreté structurelle.
Le travail de fond de Félix Tshisekedi : Assainir pour reconstruire
Si l’économie congolaise résiste aujourd’hui aux chocs, ce n’est pas le fruit du hasard. C’est le résultat d’un travail de fond méthodique opéré par le Président de la République pour démanteler l’ingénierie du pillage installée pendant vingt ans.
L’Inspection Générale des Finances (IGF) a été redynamisée pour mettre fin au coulage systématique des recettes. Le chef de l’État a d’ailleurs déclaré à ce sujet :
« L’impunité était le principal carburant de la pauvreté en RDC. En restaurant l’autorité de l’État sur nos finances publiques, nous redonnons au peuple congolais ce qui lui appartient de droit. »
Cette rigueur financière a permis de financer sur fonds propres le plus grand projet d’équité sociale de l’histoire du pays : le Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T).
Le PDL-145T : L’exemple concret de la renaissance des territoires ruraux
Doté d’un budget global d’environ 1,6 milliard de dollars américains principalement financé par le Trésor public, le PDL-145T vise à corriger les disparités historiques entre les grandes villes et le Congo profond. Ce programme s’articule autour d’agences d’exécution indépendantes (PNUD, BCECO, CFEF) pour garantir la transparence et contourner la corruption d’élite qui a gangréné les projets sous l’ancien régime.
Dans l’espace du Grand Katanga, jadis abandonné malgré ses mines, les résultats sont palpables et transforment la vie de milliers de ruraux :
• Infrastructures socio-économiques : Dans la seule province du Haut-Katanga, le taux d’exécution des infrastructures clés a franchi le cap des 80 %. Des territoires ruraux comme celui de Kasenga ont vu sortir de terre des écoles primaires modernes, des centres de santé équipés en énergie solaire et des bâtiments administratifs flambant neufs.
• Désenclavement et économie locale : Des centaines de kilomètres de routes de desserte agricole sont réhabilités à travers les territoires de Mitwaba, Pweto ou Kambove, permettant aux agriculteurs d’acheminer leurs produits vers les centres urbains de Lubumbashi et Likasi, redynamisant ainsi l’économie rurale.
• Accès aux services de base : Le volet inclut le forage de puits d’eau potable et l’installation d’antennes de télécommunication pour connecter le Katanga profond à l’ère numérique.
Comme le martèle le Président Félix Tshisekedi lors de ses évaluations du programme :
« Le développement de la RDC ne se fera pas seulement à Kinshasa ou dans les chefs-lieux des provinces. Il partira de la base, de nos 145 territoires, pour que chaque Congolais, où qu’il se trouve, ressente l’impact des richesses de son pays. »
Refuser le retour des illusionnistes
Les chiffres sont têtus et l’histoire est un témoin implacable. Le régime Kabila a géré l’abondance minière par la prédation privée et la dissipation structurée des richesses nationales au détriment des Katangais et de l’ensemble du peuple. Le régime de Félix Tshisekedi gère les crises mondiales et sécuritaires par la rigueur financière, la justice distributive et la reconstruction des infrastructures à la base.
La jeunesse congolaise ne doit pas se laisser flouer par les discours populistes d’une opposition issue de cette même oligarchie qui a affamé le pays. Les réformes en cours et le déploiement du PDL-145T prouvent que la RDC a enfin un capitaine à bord, déterminé à transformer les richesses du sous-sol en progrès social pour chaque Congolais.
Emmanuel BIN KARUBI