José Makila face à ses propres ombres : Quand le bruit politique tente d’étouffer la vérité

José Makila face à ses propres ombres : Quand le bruit politique tente  d’étouffer la vérité

José Makila face à ses propres ombres : Quand le bruit politique tente d’étouffer la vérité

Dans un pays qui saigne, la parole publique devrait protéger la vie, apaiser les tensions et éclairer la conscience nationale. Elle ne devrait jamais devenir un instrument de manipulation, encore moins une arme destinée à fabriquer la confusion dans l’esprit du peuple.

Pourtant, certains discours politiques donnent aujourd’hui l’impression d’être des masques construits pour déplacer l’attention, semer le doute, créer des récits sans base solide, puis transformer l’indignation populaire en carburant politique.
Là où il faudrait défendre la paix, certains choisissent d’agresser la vérité. Là où il faudrait rendre des comptes, ils préfèrent accuser. Et José Makila semble aujourd’hui vouloir se servir du mensonge comme d’une arme de renaissance politique.
Ses attaques contre le Président Félix Antoine Tshisekedi reposent sur des affirmations qui, à ce stade, ne présentent ni fondement judiciaire établi, ni preuve publique incontestable. Or, dans un pays sérieux, l’accusation ne peut pas remplacer la preuve. Le montage ne peut pas remplacer la justice. La rumeur ne peut pas devenir une vérité simplement parce qu’elle est répétée avec force.
Quand on n’a pas de preuves, on cherche le bruit. Mais le bruit ne remplace jamais la vérité.
José Makila oublie trop vite son propre parcours. La République Démocratique du Congo lui a beaucoup donné. Il a été gouverneur, ministre, député national et sénateur. Il a donc eu, à plusieurs reprises, l’occasion d’agir concrètement pour améliorer la vie des Congolais. Mais une question demeure : quel projet majeur son passage dans les institutions a-t-il laissé dans la mémoire collective comme héritage incontestable au bénéfice du peuple Congolais ?
Comme parlementaire, quel combat structurant a-t-il porté avec constance pour changer le quotidien des citoyens ? Comme ministre des Transports, là où la rigueur, la vision et la responsabilité auraient dû s’imposer, l’ONATRA, ex-SCPT, a connu une dégradation profonde, cette situation reste pour beaucoup de Congolais, le symbole d’une gestion publique sans résultats visibles, où les promesses ont souvent été plus fortes que les réformes, son passage reste, dans l’opinion, associé à de nombreuses critiques sur la gestion publique, le clientélisme, le népotisme et la mauvaise gouvernance. Ce sont là des zones d’ombre qu’un responsable public ne peut pas effacer par de simples attaques.
Les Congolais se souviennent encore du dossier de la maquette du nouvel aéroport de Ndjili. Lorsqu’un ancien responsable public parle de justice, il devrait d’abord accepter que la lumière soit faite sur les dossiers qui ont marqué son propre passage aux affaires. Avant de donner des leçons, il faut pouvoir répondre aux questions que l’histoire politique pose encore.
Aujourd’hui, José Makila veut faire porter aux autres le poids de débats qu’il n’a jamais totalement assumés lui-même. C’est une vieille méthode politique : fuir, accuser, détourner. Mais cette méthode ne suffit plus. La conscience nationale n’a pas besoin de théâtre. Elle exige des actes, des preuves, de la cohérence et de la responsabilité.
Pire encore , lors de son passage à la tête de la grande province de L’équateur, il s’est illustré par la création de la milice dénommée ’’ Enyele’’ pour terroriser tout celui qui osait critiquer sa gestion. Certains faits relatifs à sa milice ont été prouvés et démontrés notamment autour des années 2015 jusqu’au 09 septembre 2018 y compris des allégations de violences contre des militants dans sa province d’origine, le Sud-Bangi (ex Grand Équateur), et quand la justice devait suivre son cours, l’impunité a trop souvent couvert le silence sous la bénédiction de son patron Joseph Kabila.
Ces éléments, qu’ils soient contestés ou non, méritent au moins une chose : la vérité, et non l’oubli sélectif. Car on ne peut pas réclamer la vertu avec une mémoire effacée. On ne peut pas prétendre défendre l’éthique publique lorsque son propre parcours comporte des zones qui appellent encore à la clarification. La République Démocratique du Congo ne peut pas être un tribunal médiatique pour les uns et un refuge d’impunité pour les autres.
Le peuple congolais ne doit donc pas tomber dans le piège de la provocation. Il ne doit pas répondre à l’opportunisme par la haine, ni à la manipulation par l’excès. Il doit exiger des preuves. Il doit réclamer la légalité. Il doit s’en remettre aux institutions, à la justice et aux faits vérifiables.
La RDC mérite mieux que des attaques opportunistes lancées au nom d’une prétendue morale politique. Elle mérite des responsabilités établies, des institutions respectées et des acteurs publics capables de comprendre qu’une accusation sans preuve n’est pas du courage : c’est une manœuvre.
José Makila peut continuer à crier. Mais le Congo, lui, doit répondre autrement : par la vigilance, non par la haine ; par la justice, non par la rumeur ; par la légalité, non par la manipulation ; par la vérité, non par le mensonge.
Car au bout du compte, la vérité n’a pas besoin de théâtre. Elle se suffit à elle-même lorsqu’elle est prouvée.